| haitipresidentielles2000 Dossier préparé par Gotson Pierre |
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| Structure electorale | Cout | Acteurs | Absents | Donnees socio-economiques de base sur Haiti | |
| Dossier mis à jour le 6 Decembre 2000 | |
ARISTIDE PRÉPARE SON RETOUR AU POUVOIR ET L'OPPOSITION EST EN QUÊTE D'UNE "ALTERNATIVE" Extrait de Haiti-Correspondance # 82, 4 dec. 00 APRÈS
LES ÉLECTIONS DU 26 NOVEMBRE
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Données socio-économiques de base sur Haiti Le taux de mortalité infantile est le plus élevé de la Caraïbe (68 %0), voir même 2 fois plus élevé par rapport a l'Amérique Latine et la Caraïbe. Le niveau d'espérance de vie est le plus bas de la région (54 ans). Les chances de consulter un médecin sont minimes : 1 médecin pour 9000 habitants. Aller a l'école est un privilège absolu quand plus de la moitié des enfants en age de fréquenter un établissement scolaire n'y vont pas. L'accès a l'eau potable est extrêmement limité. Les loisirs sont rares Même dans les bidonvilles qui ceinturent Port-au-Prince et les autres principales villes, les enfants oisifs ou en domesticité, les femmes peuvent marcher une heure en quête de quelques gallons d'eau. Dans ces milieux suburbains, qui constituent le refuge de ceux qui fuient la misère des campagnes, l'insalubrité règne et les constructions ne tiennent compte d'aucune norme d'urbanisme. En milieu rural, les pâtés de maisons sont éparpillés en ce que nous appelons des "habitations" (bitasyon en Créole), ou les familles vivent au gré des saisons, affrontant d'énormes difficultés de production, sans encadrement adéquat, sans crédits agricoles, soumis a l'inflation rampante dont le taux cette année est de 10%. Le Rapport Mondial sur le Développement Humain classe Haïti a la 152eme place, parmi les pays a plus faible taux de développement humain. Haïti est le pays le plus pauvre de l'hémisphère occidental avec un revenu per capita de US$ 250,00. Le travail rémunéré n'est accessible qu'a 30% de la population active. Cette situation traduit un rapport au monde marqué par plusieurs siècles de colonialisme et de néo-colonialisme jusqu'à la mondialisation que l'économiste haïtien Fred Doura définit comme le "monde colonial modernisé". Dans la logique centre - périphérie, Haïti exporte des biens manufacturés de la sous-traitance, du café, des huiles essentielles, du cacao vers les États-Unis, l'Union Européenne et importe des produits alimentaires, des biens manufacturés et des combustibles dans un rapport d'échange inégal exprimé par un déficit de plus de US$ 600 millions sur un total de transactions d'environ US$ 900 millions par année. De plus, depuis 1986, Haïti est entrée dans une application stricte de la Politique d'Ajustement Structurel (PAS) et de privatisations, imposée par les institutions financières internationales. Cela implique un désengagement progressif de l'État, un abaissement sans précédent des barrières douanières et le transfert au privé de multiples infrastructures productives et les principaux services publics, comme l'eau, l'électricité et le téléphone. En Haïti, la distribution des ressources nationales est telle que 4% de la population possède 66% des richesses du pays, 16% se partagent 14% des ressources, 70% se partagent 20% des biens disponibles, tandis que 10% n'ont accès a rien du tout. Ce tableau décrit le contexte des luttes socio-politiques en Haïti ou les couches sociales dominées, la majorité de la population, ont souvent été amenées a agir violemment pour changer le cours des choses. Ainsi, seul le mouvement de "dechoukaj" (déracinement) a pu avoir raison de la dictature des Duvalier en 1986. A cette époque, les membres de la milice dictatoriale subissaient le supplice du collier (un pneu en flamme autour du cou). De même, lors du coup d'état militaire du 30 septembre 1991, pour contenir la contestation populaire durant 3 ans, les militaires ont assassiné plus de 5000 personnes. (Extrait de "Haïti : des radios communautaires contre l'exclusion", texte de Gotson Pierre) |
© GP 2000 | URL:
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Une premiere mise en ligne de ce dossier a ete effectuée dans le
cadre de l'experience du Service d'Information du Centre de
Recherche et d'Action pour le Developpement (SICRAD), que
l'auteur avait mis sur pied en 1991 et dirigé jusqu'a la
cessation des activités en 2001.