Rapport de
Participation du Groupe Médialternatif (GM) au
Séminaire " Y por qué no una Sociedad de
la Comunicación ? "
Quito, 10 13 juin 2002
Du 10 au 13 juin 2002, à Quito
Equateur, avec le support du Comité
dHaïti de lAssemblée des Peuples de la
Caraïbe (APC), un membre du Groupe Médialternatif
(GM), Ronald Colbert, a pris part à un séminaire
avec divers représentants de lAmérique Latine
sur le concept de société de communication,
Le rapport suivant rend compte de la
participation du représentant du GM à cette
session.
Sont présentés le contexte de la
tenue du séminaire, le déroulement des échanges,
les ateliers de travail réalisés, les interventions
faites et lensemble des résolutions adoptées
au terme du séminaire.
Contexte
Le séminaire " Y por qué
no una sociedad de la
comunicación " ? a été organisé à
loccasion du vingt-cinquième anniversaire de
lAgence Latino-Américaine d'Information (ALAI)
sous les auspices de lOrganisation des Nations
Unies pour lEducation, la Science et la Culture
(UNESCO), lAssociation Mondiale pour la
Communication Chrétienne (WACC) et du Programme
Latinoaméricain des Moyens de Communication de la
Fondation Friedrich Ebert Stiftung.
La rencontre des déléguées et
délégués de réseaux de communication et de
coordinations sociales engagées dans la
démocratisation de la communication
sinscrivait aussi dans la " Campagne
pour le Droit à la Communication dans la Société
de lInformation " (Campaign for
Rights in the Information Society, CRIS, de son sigle
en anglais).
Lobjectif poursuivi consistait
à " établir un agenda de base pour faire
avancer la démocratisation, tant dans le cadre du
Sommet Mondial de la Société de lInformation
(World Summit on the Information Society, WSIS, wsis@tu.int & wsis.gouv@ties.itu.int
, Genève décembre 2003 et Tunis 2005) convoqué par
les Nations Unies que dans celui des dynamiques et
initiatives sociales et citoyennes favorables à une
telle cause ".
Pour atteindre cet objectif, les
organisateurs de la rencontre se proposaient
de :
- effectuer un échange
dinformation sur le Sommet Mondial de la
Société de lInformation et sur dautres
initiatives (CRIS et Forum Social Mondial) ;
- définir des accords face au Sommet
Mondial et à la rencontre préparatoire de juillet
2002 ;
- définir des mécanismes de base en
vue dune meilleure articulation des actions
futures.
La session a été ouverte, dans la
matinée du lundi 10 juin 2002, à lhôtel
Tambo Real de Quito, avec les propos de Sally Burch,
directrice exécutive de ALAI. Puis Osvaldo Leon,
coordonnateur de ALAI, a situé le contexte de la
rencontre et les critères qui ont prévalu dans le
choix des déléguées participantes / délégués
participants au séminaire.
Les propos douverture ont
permis aux participantes et participants de
réfléchir sur les principaux enjeux mondiaux, en ce
qui a trait au rôle de la communication et des
moyens de communication dans le développement
démocratique des sociétés.
Pourquoi lOrganisation des
Nations Unies (ONU) a-t-elle chargé lUnion
Internationale des Télécommunications (UIT), une
institution atypique, de mettre en uvre un
Sommet Mondial de la Société
dInformation ? Est-ce dans lobjectif
de réduire les besoins de communication des
sociétés à un problème technologique ?
De plus, peu avant le premier Comité
Préparatoire (PrepCom) du Sommet Mondial qui se
tient du 1 er au 5 juillet 2002 à Genève, aucune
information ne filtre sur la volonté réelle des
gouvernements à ouvrir un espace aux représentants
de la société civile dans le Sommet. Le PrepCom de
juillet 2002 doit se pencher principalement sur la
sélection des thèmes du Sommet Mondial et sur les
modalités de participation de la société civile et
dautres contreparties.
Les Nations Unies ont convoqué le
Sommet Mondial de la Société de lInformation
dans le but de " développer une
vision et une compréhension communes de la Société
de lInformation ".
Ces questions fondamentales de
lancement du séminaire ont suscité, chez les
déléguées et délégués, un intérêt grandissant
à sapproprier des échanges, pendant les trois
journées de session, pour se concerter sur des
stratégies dapproche, non seulement au regard
du Sommet Mondial de la Société de
lInformation, mais aussi par rapport à la
Campagne internationale en faveur du Droit à la
Communication dans la Société (Les Sociétés) de
lInformation (CRIS).
Avant dentamer les travaux,
chaque participante / participant sest
présenté et a décrit brièvement laire
dactivité couverte par son organisation ou son
réseau dinstitutions. Parmi les délégations,
il convient de noter la présence de ressortissantes
et ressortissants de Cuba, de Panama, de Colombie,
dEquateur, du Mexique, du Venezuela, du
Brésil, du Chili et dHaïti, y compris des
délégués de lAgence Latinoaméricaine
dInformation (ALAI), de lAssociation
Mondiale des Radiodiffuseurs Communautaires (AMARC)
et de lAssociation Latinoaméricaine des Ecoles
Radiophoniques (ALER) .
De la Société de la
Communication
Thème principal du séminaire de
Quito, le concept de la Société de la Communication
a été développé par Dr Antonio Pasquali, un
ressortissant du Venezuela.
Après avoir posé la nécessité
daboutir à une bonne représentation
dONG au prochain Sommet Mondial sur la
Société de lInformation, Dr Pasquali a
signalé le caractère non négociable de certaines
demandes des sociétés, notamment en ce qui concerne
la Communication, malgré les réalités actuelles de
la mondialisation (malgré les " mises en
scène ") qui imposent certains types de
comportements.
Daucuns pensent, a-t-il
déclaré, que lInternet pourrait tirer les
pauvres de la misère. Or, il existe une grande
majorité de personnes sans aucun accès à la
révolution digitale dans cette ère dominée par la
ploutocratie.
Aussi, convient-il de déclarer
" propriété mondiale "
les fréquences radiales, dimpulser
dautres contenus se référant à la
Communication et dactualiser ses stéréotypes
par rapport à lOrganisation des Nations Unies
(ONU) qui a vécu différents changements pendant les
dernières années.
Dans cette époque
dinterdépendance, tous les efforts devraient
être orientés vers la substitution du mot
" Information " pour
" Communication ", a suggéré
Pasquali qui assimile lInformation à un
mouvement " unidirectionnel " et
la Communication à un élan
" bidirectionnel ". Pasquali a
plaidé en faveur de la création de plateformes pour
la défense des droits de la communication et de la
libre circulation des messages, avec des propositions
et contenus fondamentaux, comme des actions visant
une société de pluralisme.
Il faut rappeler que la définition
du concept daccès et de participation remonte
à 1954, au cours dune conférence mondiale de
lUNESCO. Lheure exige de lancer des
idées neuves, un changement de ton, une nouvelle
forme de gestion, un nouveau contrat social qui
protège lhumanité face à la globalisation,
dautres nuances dapproche pour initier
les pas véritables vers la participation.
Que se passera-t-il après la
réunion préparatoire (PrepCom) de juillet 2002 à
Genève ?
Pasquali a estimé quune
décision stratégique devrait émaner de la campagne
CRIS, cest-à-dire sarc-bouter au drapeau
du " Droit à la Communication "
en tant que droit universel encore confisqué par
différents types de pouvoirs.
Sommet Mondial sur la Société de
lInformation
Cette intervention a été faite par
le ressortissant cubain Isidro Fernandez,
représentant régional de lUNESCO en Equateur.
Brossant un historique de
lévolution (des différentes étapes) de la
communication entre les êtres humains depuis des
milliers dannées(lapparition du
processeur remonte à une trentaine dannées),
Fernandez est venu à considérer la situation
actuelle caractérisée par différentes contraintes
pour les usagers de lInternet à travers le
monde Seulement 26 % de la population mondiale ont
accès au téléphone contre 14 % à lInternet.
Les caractéristiques fondamentales de lépoque
actuelle sont : une brèche digitale en ce qui
concerne les technologies de Communication et de
lInformation, la spéculation financière, la
destruction du milieu ambiant.
Isidro Fernandez pense que les
revenus générés des télécommunications
pourraient contribuer à réduire la brèche
digitale, quoique 70% de largent qui circule
aujourdhui reste spéculatif sans aucune
production réelle.
Cependant, dit-il, même si
linformation est lunique marchandise qui
se vend et ne se gaspille pas, le monde fait face à
trois difficultés majeures : labsence de
politiques gouvernementales, la réalité des
infrastructures de communication et un problème de
contenus.
Les télécommunications, les moyens
de communication et les infrastructures daccès
à lInternet représentent trois industries
clés qui sont entre les mains du secteur privé. Le
secteur informel na accès à rien, il y a un
grand pourcentage de chômage.
Et les 40,000 enquêtes conduites
entre juin et décembre 2001 en Amérique Latine et
dans les Caraibes ont révélé que 10 % des
habitants de la région ont accès à
lInternet, alors que la vente
dordinateurs et de programmes informatisés a
induit vingt mille millions de dollars américains.
Cest dans ce contexte que les
Nations Unies ont adopté, le 21 décembre 2001 dans
la résolution 73 de la Conférence des
Représentants Plénipotentiaires, la décision de
convoquer un Sommet Mondial de la Société de
lInformation où devraient participer des
délégués du secteur privé, de la société civile
et dorganisations non gouvernementales.
Fernandez précise quil
ny a pas jusquà présent de directive
très claire, mais la famille des Nations Unies
espère aboutir à une déclaration politique et à
un plan daction au terme du Sommet de 2003 à
Genève. Car, linformation est un bien public
commun, il importe de satisfaire les besoins du monde
en information par la promotion dun accès
universel et équitable aux moyens de communication.
Lagenda de discussions,
envisagé pour la tenue du Sommet Mondial de la
Société de lInformation, comprend : la
création des infrastructures, des réunions portes
ouvertes, des services et applications, les besoins
des usagers de lInternet (modèle pédagogique,
matrice dimpact social, industrie de software,
industrie éditoriale électronique, backbone de
télécommunications, télécentres et centres
communautaires multimédia, impulsions au
télétravail), les relations entre la société
civile et le WSIS, entre les moyens publics de
communication et le WSIS, la question des droits de
la Communication et le WSIS, etc. Parallèlement,
seront organisées des tables rondes sur une
globalisation à visage humain, notamment en ce qui
concerne lÉducation, la Liberté
dExpression
Avec la Campaign for Rights in the
Information Society (CRIS), tous ces thèmes
devraient avoir des répercussions dans le
développement économique, social et culturel pour
la Société de lInformation appelée à
construire une plateforme pour les droits de la
communication.
Une des tâches de
lOrganisation des Nations Unies serait de
développer une structure multisectorielle pour le
Sommet Mondial, en réunissant les États, les ONG,
le secteur privé.
Très souvent, a rappelé Isidro
Fernandez, les sociétés se sont vues confronter à
lexistence de projets reliés au monopole
dentreprises transnationales. De même, les
sociétés ont fait parfois face à des situations de
répression et de contrôle de gouvernements qui
voudraient mettre lInformation au profit
dintérêts particuliers non collectifs.
Et alors, se pose la question de
savoir combien dordinateurs manquent pour
développer un accès véritable des populations à
lInternet en Amérique Latine.
Certes, il y a une forte proposition
en faveur de la participation en consensus au Sommet
Mondial de la Société de lInformation. Mais,
" nous de 11 pays latinoaméricains
navons pas dinformations. Chaque fois
davantage, il y a dautres éléments ou un
nouveau point introduit par les
gouvernements ".
Cest dans ce contexte que
lUIT a pris la gestion officielle du Sommet
Mondial de la Société de lInformation et que
lUNESCO, avec sa structure lourdement
bureaucratique, a perdu totalement le contrôle de
linitiative à la faveur dun changement
de direction.
La Campagne pour les Droits de la
Communication dans la Société de lInformation
Se référant à diverses
expériences réalisées en Amérique Latine
(Equateur, Bolivie, Pérou, Guatémala, Mexique), la
campagne CRIS lancée en novembre 2001 par une
Plateforme pour les Droits de Communication,
constitue une recherche dautres formes de
communication, a expliqué Luis Davila, secrétaire
exécutif adjoint de lALER.
En ce sens, il est
" impérieux que les organisations de la
société civile se rencontrent et aident à
construire une Société de lInformation basée
sur les principes de transparence, de diversité, de
participation et de justice sociale et économique,
et inspirée par léquité entre les genres et
entre les diverses perspectives culturelles et
régionales ".
Espace pluriel de réflexion et de
construction de réseaux pour divers acteurs et
institutions, CRIS se propose de maintenir un flux
régulier dinformations et de promouvoir
lexistence dune société inclusive,
cest-à-dire lapplication des techniques
disponibles pour développer les droits
humains par : la participation démocratique des
femmes, la diversité et le pluralisme, les droits de
propriété intellectuelle, la vigilance citoyenne,
la création dobservatoires, le refus
dune vision utilitariste des moyens de
communication, etc.
La campagne a un site web, www.crisinfo.org,
qui est alimenté avec des apports volontaires.
Cependant, les principaux défis de
la campagne CRIS résident en : la
représentation de la région, lidentification
et la création de forums de discussion, la
responsabilité à assumer par les organisations et
réseaux, lapprofondissement de la thématique
de base.
Les réseaux de communication et
les coordinations sociales présentes
La première journée du séminaire
" Y por qué no una Sociedad de la
Comunicación " ? a pris fin, dans
laprès-midi du lundi 10 juin 2002, avec une
présentation, par chaque participante et
participant, des actions mises en uvre par son
organisation ou institution.
Cet espace a offert
lopportunité aux représentantes et
représentants de faire connaissance avec les
activités spécifiques menées sur le terrain de la
communication dans différents pays de
lAmérique Latine. Plusieurs déléguées de
communautés indigènes (Panama, Equateur) ont
exposé les démarches effectuées pour faire
reconnaître leurs droits.
De son côté, le délégué
caraïbéen a décrit la vision et les initiatives
déjà prises par le Groupe Médialternatif, dont la
première Fête de lInternet célébrée le 24
avril 2002 en Haïti et limplantation depuis
janvier 2002 dune agence de presse en ligne
Alter Presse.
Le cadre législatif du Droit à
la Communication
Pour le Dr Romel Jurado Vargas qui a
présenté le thème, le Droit à la Communication
évoque un discours de sentiment et de légitimité
sur des questions non négociables : les
libertés dopinion, dexpression, de
diffusion, dinformation sont fondamentales
comme droits traditionnels. Sans droits humains, il
ny a pas de définition de lêtre, les
personnes ne sauraient vivre en relations hostiles.
" Si nous navons pas
une pleine notion de ces droits, nous nallons
pas être concrets en exigences. Suivant les normes
de civilisation, lexistence de lEtat se
justifie pour la satisfaction de ces
droits ".
Après avoir tenté de cerner chaque
élément de liberté individuelle fondamentale à
chaque être humain, Dr Vargas a précisé que la
meilleure règle en Communication est justement de
navoir aucune.
Genre et Communication
Dans un bref exposé, Irène Leon a
souligné les expériences et les avancées faites en
matière de genre et daccès des femmes à la
carrière de journaliste, grâce aux revendications
sans cesse exprimées sur les droits à la
citoyenneté des femmes en Amérique Latine.
Mais attention, il importe de faire
preuve de vigilance face aux images véhiculées par
les moyens de communication sur les femmes et
danalyser les contenus diffusés dans ce
contexte. Au moment où laccent est de plus en
plus mis sur la participation, il convient de
travailler davantage à laccès des femmes, à
conditions égales, aux multiples interactions
sociales.
Expériences indigènes à Panama
Anelio Merry Lopez, du Congrès Kuna
de Panama, a relaté combien, dans son pays, les
moyens de communication seraient les premiers
violateurs des droits de la Communication, notamment
en ce qui a trait au droit de contestation, droit de
réponse et dacceptation dautres points
de vue.
Le peuple indigène de Panama est
toujours victime des comportements affichéspar les
moyens de communication qui appartiennent au secteur
privé de ce pays, a confirmé Merry Lopez.
Droit à lInternet
Tandis quon parle de
participation, de justice sociale et économique, de
vision équitative, le Droit à lInternet
représente aujourdhui un défi de taille, avec
cette tendance dentrer dans un processus de
contrôle des usagers de lInternet, a noté
Valeria Betancourt de lAssociation pour le
Progrès des Communications (APC) basée en Equateur.
La nature de lInternet est
ouverte et le thème des droits humains en relation
à lInternet samplifie au fur et à
mesure. Aussi, convient-il déchanger des
informations, détablir des paramètres et de
travailler à éviter de faire cesser ou de supprimer
tout bonnement louverture préconisée par
lInternet, sous prétexte de régularisation.
Une mise en garde
Avant dentamer les travaux en
ateliers au cours de la deuxième journée du
séminaire, divers participants ont souligné la
nécessité, pour lensemble des représentantes
et représentants, de parvenir à une proposition et
à une stratégie alternative face au vide juridique,
à labsence de statut juridique de lUnion
Internationale des Télécommunications.
Cette mise en garde devrait servir de
point de réflexion, en filigrane des groupes de
travail qui ont discuté de la campagne CRIS, du
Sommet Mondial de la Société de lInformation
et du Forum Social Mondial.
Les ateliers de travail
Le représentant du Groupe
Médialternatif a intégré le groupe qui devait se
pencher sur la campagne CRIS.
A cet atelier, lagenda de
discussions a reposé sur les points suivants :
un résumé (une synthèse de lévolution) de
la campagne CRIS ; la mise en commun
didées et de suggestions en vue de développer
la campagne ; la proposition de suggestions au
niveau global ; des mécanismes de suivi.
Les participantes et participants à
latelier CRIS ont manifesté diverses
préoccupations :
faut-il sasseoir, dans
le cadre de la campagne CRIS, avec tous les
secteurs (Etat, entreprises privées), encore
que beaucoup de processus dépendent
spécifiquement des conditions objectives de
fonctionnement dans chaque pays ?
Résultats des travaux en ateliers
Les travaux en ateliers ont eu lieu
pendant toute la deuxième journée du séminaire le
mardi 11 juin 2002. La question était de savoir
comment, dans chacun des pays, impulser les accords /
résolutions qui émergeront de la synthèse des
travaux.
A relever que jusquà la date
de la tenue de la session de lALAI, la campagne
CRIS ne disposait que dun budget de cinq mille
dollars américains.
Les participantes et participants à
latelier sur le Forum Social Mondial ont
plaidé en faveur de la " provocation
dun agenda mondial de
communication ", tandis que celles et ceux
ayant pris part à latelier sur le Sommet
Mondial ont souligné la nécessité de
" défendre le Droit à la Communication
comme partie (intégrante) des droits humains.
Les conclusions des ateliers ont
été présentées, puis débattues en plénière
dans la matinée du mercredi 12 juin 2002.
Considérant que les réseaux,
organisations et institutions présents au séminaire
se trouvent en même temps dans un processus de
globalisation et de localisation, les participantes
et participants ont recommandé de visualiser avec
qui et / ou quelles institutions il sera nécessaire
davoir une alliance stratégique (UNESCO,
secteur privé, société civile).
Toute position doctrinale a été
écartée à ce sujet. Il revient à chaque pays de
définir une priorité, suivant ses spécificités
propres, et dans quels termes les organisations et
/ou institutions vont avoir des relations avec les
gouvernements, car il y a beaucoup
dexpériences différentes (au niveau
politique) qui entrent dans la dynamique sociale et
dans les options politiques retenues par ces
organisations et /ou institutions.
Dans un des groupes de travail, a
été de nouveau questionné le caractère illégal
de linvitation faite au secteur privé (une
nouveauté), comme un " secteur
expert " ou une " contrepartie
nécessaire " devant prendre part au Sommet
Mondial de la Société de lInformation. Il
faut noter que la plupart des moyens de communication
se trouvent bien entre les mains du secteur privé
dans plusieurs pays, ont signalé certains
participants.
A également été évoquée la
réalité des médias communautaires qui disposent de
fréquences commerciales.
De même a été posé le caractère
illégitime, illégal, voire inopportun et non
pertinent de la responsabilité attribuée à
lUnion Internationale des Télécommunications
pour la gestion du Sommet Mondial.
Résumé des résolutions,
interrogations et mécanismes de suivi, issus des
ateliers
(Plénière du mercredi 12 juin 2002)