Bateys ou "barrios
feos"
Par Gotson Pierre, République Dominicaine,
juillet 2000
On a
toujours imaginé les bateys comme pâtés de
baraques au milieu des champs de canne-a-sucre.
Il y a des variantes. "Los Guandules",
a San Pedro de Marcoris, 65 km a l'Est de
Santo-Domingo, est un cas. Réplique parfaite des
bidonvilles de Port-au-Prince ou d'ailleurs. En
République Dominicaine, on les appelle des
"barios feos". Ils sont situés tout
près des usines et abritent des ouvriers du plus
bas de l'échelle.
"Los Guandules" se confond presque avec
l'usine. Le chemin de fer traverse le quartier,
tout a fait en marge de la ville. Les routes sont
très étroites. Un véhicule a beaucoup de mal a
se mouvoir dans des couloirs réservés de
justesse a la circulation piétonne. Aucune norme
n'est respectée dans la construction des cahutes
faites de résidus de toute sorte. Les canaux
d'écoulement des eaux usées n'existent pas.
L'électricité arrive a travers des
installations artisanales réalisées par les
habitants, immigrants haïtiens ou dominicains
d'origine haïtienne. Des morceaux de
canne-a-sucre comme toutes sortes d'immondices
jonchent les routes. "la vie des habitants
de "Los Guandules" est pareille a celle
des travailleurs d'autres bateys", déclare
un membre de l'équipe du Centre Culturel
Dominico-Haïtien (CCDH). L'eau est disponible
dans ce quartier grâce a la diligence de centre.
L'image de "Los Guandules" frappe
d'autant plus que juste a coté, la vraie ville
s'étend avec une dimension qui n'a rien a voir
avec le délabrement de ce "barrio
feo". Il serait plus facile de le rapprocher
des bidonvilles au cur de Santo Domingo, ou
vivent les oubliés de la modernisation, avec ses
infrastructures de plus en plus imposantes.
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